Rencontres avec...

 
 

> Lila et Carlos Cobelas , Couple responsable de la Super région Hispano-America

Quelle est la réalité des END dans votre super région ?

«La vie quotidienne des couples de notre super région est liée aux difficultés économiques de l’Amérique latine. Nos pays ont de grandes ressources naturelles, mais la répartition de ces richesses n’est pas équitable. Nos équipiers vivent dans des conditions précaires: il y a beaucoup de pauvreté et un manque d’instruction.»

Les END partent des conditions de vie concrètes de leurs membres pour les aider à affronter, dans un esprit évangélique, les difficultés de la vie de tous les jours.
Si en Europe, le problème du DSA peut être lié aux difficultés de trouver du temps dans une vie frénétique, chez nous il est difficile pour les couples de parler sereinement en raison du stress lié aux problèmes de subsistance matérielle de la famille. »


«Les END s’engagent fortement dans la formation pour permettre aux couples de cultiver leur foi de manière plus profonde. Le sentiment religieux est très fort dans notre super région, mais il n’est pas accompagné d’une formation adéquate.
En tant que mouvement, nous cherchons à aider ce processus de formation : dans toutes nos rencontres, il y a toujours des moments forts d’information et de catéchèse qui permettent une croissance réelle des couples en matière de formation spirituelle.
»

De gauche à droite:
Lila et Carlos Cobelas , Couple responsable de la super région hispano-américaine
Carlos Ponza, Conseiller spirituel de la Super région hispano-américaine
Ricardo Londoño Colombia, conseiller spirituel de l’équipe satellite et de la province centre de la Super région
hispano-américaine

 
> Hugues Coursier et Florent Sermage (Equipes Notre Dame Jeunes, ENDJ)

Qu’est ce que les ENDJ ?
«C’est un mouvement créé il y a trente an, par des enfants d’équipiers. Dirigé par les jeunes et pour les jeunes, il est constitué d’équipes de 5 à 12 jeunes, qui se réunissent pour prier et partager sur leur vie et à partir d’un thème proposé par le mouvement. C’est pour nous «un temps de partage pour le temps de passage» que nous vivons, après l’école et avant notre entrée dans la vie adulte. Nous sommes pour cela accompagnés d’un COUAC (COUple ACcompagnateur) et d’un CONSPI (CONseiller SPIrituel).»

Où êtes-vous présents ?
«Il y a des équipes en France, au Portugal, en Espagne, au Mozambique, en Colombie, au Canada aux Etats-Unis, au Brésil, en Syrie, au Liban, au Congo et au Gabon et en Italie.»

Qu’attendez-vous des END ?
«Qu’elles continuent à nous proposer des « Couac » pour nous aider à vivre notre foi et à discerner. Le fait d’avoir des référents adultes différents de nos parents nous permet de parler avec une grande liberté, en confiance.
»

 

>Monseigneur Mario Russotto, évêque de Caltanissetta (Italie), a célébré la messe d’ouverture du Rassemblement dans la prairie face à la Grotte

Quel sentiment vous inspire le fait de célébrer une messe devant près de 4000 couples du rassemblement ?
«Je me suis senti dans le jardin de Dieu, la beauté du jardin d’Eden, que Dieu a préparé pour l’homme et la femme. En regardant tous ces couples, j’ai eu encore une fois la certitude que le bien se répand à la surface de la terre et que nous devons croire à sa beauté et à sa force.»

Quelle signification particulière a pour vous la rencontre de Lourdes ?
«La relation privilégiée qu’ont les Equipes Notre Dame avec la vierge Marie doit être une source d’inspiration. Comme Marie a été un tarbernacle vivant pour apporter le Seigneur au monde, les couples doivent être "le tarbernacle de chair pour que Jésus se révèle aux hommes chaque jour.»

Quel message voulez-vous donner aux participants ?
«Ne pas rester immobiles, par peur de l'échec : nous sommes tous pécheurs. Il faut avoir le courage de ne pas s’arrêter à cause du péché, mais travailler à ce que votre amour s’épanouisse.»

> Monseigneur Mario Russotto, évêque de Caltanissetta (Italie)
 

>Don Antonio Grappone, Membre du Conseil Pontifical pour les Laïcs

A la fin de la prière du matin, Don Antonio Grappone a délivré le message du Conseil pontifical pour les laïcs au rassemblement de Lourdes.

Quel sont selon vous les particularités des END ?
«Votre spiritualité vous permet d’atteindre la sainteté en puisant à pleines mains
dans les richesses du Sacrement du mariage.
En effet, la disponibilité permanente à la conversion vous garantit une vision toujours dynamique
de la vie chrétienne qui, à travers la communion entre époux,
éclaire le chemin d’amour que le Seigneur vous invite à parcourir.

Qu’est-ce que vous appréciez le plus de la pédagogie des END?
«Par la prière, la méditation des Ecritures Saintes et un sérieux dialogue méthodique interpersonnel vous apprenez un peu plus chaque jour a vous regarder l’un avec l’autre avec le regard même de Dieu.

Quelle est l’importance de notre mouvement dans le panorama varié des associations laïques ?
«Je reprends les mots que le Saint Père a prononcés à l’occasion de la Vème Rencontre Mondiale des Familles à Valence : « reconnaître et soutenir cette institution est un des services les plus importants que l’on puisse apporter aujourd’hui au bien commun et au véritable développement des hommes et des sociétés ». A propos de l’action de l’Eglise en faveur de la famille, le Pape a souligné plusieurs fois « l’importance et la valeur positive de ce que réalisent pour le mariage et la famille les associations familiales ecclésiales“ (ibid), dont les Equipes Notre-Dame sont évidemment une expression illustre.»

 
  > Don Antonio Grappone
 

>Père Michel, conseiller spirituel, et son épouse, Fina Naaman, maronites(Syrie)

1- Quelle est votre attente pour ce rassemblement ?

«Retrouver des équipiers que nous avions rencontrés lors de précédents rassemblements,  connaître d’autres équipiers, croître en spiritualité. Nous sommes venus pour vivre l’universalité des équipes. En Syrie, on se sent un peu isolé. Le rassemblement International nous permet de vivre l’universalité de la grande famille qui est l’Eglise.»

2-Quelle est la situation actuelle des END en Syrie ?
«Il y a près de 50 équipes en Syrie. Les couples chrétiens qui font partie des END pensent que c’est une grâce pour leur mariage, pour leurs enfants et pour leur amour conjugal.
Comme conseiller spirituel de trois équipes, nous essayons que toutes les couples suivent le devoir de s’asseoir, la prière  conjugale et la prière personnelle. Nous travaillons fort pour qu’on conserve l’esprit d’engagement des équipes, afin qu’il ne soit pas qu’une mode, qu’un geste, mais un véritable témoignage de vie . Nous insistons sur l’assistance à la messe le dimanche comme un vrai engagement, malgré les difficultés d’un pays où le jour férié est le vendredi. D’ailleurs, au sein du couple, il s’établit aussi une vraie aide mutuelle, plus de l’époux vers l’épouse,ce qui étonne dans le contexte du pays.
L’équipe a été aussi importante pour les veuves : en Syrie une veuve ne peut pas se marier de nouveau , elle risque de perdre ses enfants. Dans nos équipes, il y a une jeune veuve. On va la chercher pour participer à la réunion, et là elle peut parler de ses problèmes, de ses peurs, et en même temps se libérer d’eux.»        

3-Qu’est-ce-que vous direz à tous les équipiers ?
«Qu’ils suivent les orientations du Père Caffarel. C’est une grâce qui nous a été donnée par un prophète du mariage. La pédagogie du mouvement est une véritable aide pour suivre notre chemin ; on doit être un peu  humble et accepter que les choses peuvent changer mais plus lentement. Peut être d’abord il faudrait nous changer nous-mêmes.»

>Père Michel et Fina Naaman (Syrie)
 
>Père Cristobal Sarrias, ancien conseiller spirituel de l'ERI

Qu’est que c’est pour vous les END ?

«Les équipes sont un engagement très sérieux, mais en même temps très facile à comprendre : on a le devoir de s’asseoir, la prière personnelle et conjugale et le thème d’étude. Ces travaux constituent un engagement des époux entre eux et avec Dieu, et travailler avec un Dieu vivant, afin de mieux le connaître.
Au fil du temps de mariage, on risque de perdre beaucoup de choses. Avec les Equipes, on se retrouve. Pour le couple, l’Equipe est l’escalier dont on a besoin pour entrer en profondeur dans la relation des époux.»
>Père Cristobal Sarrias
 
 

>Mgr Pierre Warin, évêque auxiliaire de Namur, évêque référendaire pour la pastorale du couple et de la famille en Belgique francophone (Belgique)

En quoi la pédagogie des Equipes Notre-Dame vous paraît adaptée au monde d’aujourd’hui ?

«Ce que je retiens particulièrement dans les propositions des END, c’est le Devoir de s’asseoir (DSA). Nous vivons dans un monde nerveux, où l’on court beaucoup. Ne devons nous pas réapprendre à marcher ? Et même à nous asseoir ? N’y a-t-il pas pour les couples un vrai « devoir de s’asseoir » à deux ? Mais aussi s’asseoir auprès du Seigneur ? Sans l’accueil de Dieu qu’est la prière, comment pouvons-nous être porteurs de Dieu ? La prière est ce qui donne la couleur de Dieu dans notre vie.»

En quoi le fait de vivre en équipe vous paraît important ?
«Nous vivons dans un monde dur et nous avons besoins de nous soutenir les uns les autres. La vie en équipe le permet. C’est vrai, il est souvent difficile de se retrouver : dans les jeunes couples, les deux travaillent souvent et les enfants ont des activités parascolaires. Mais quand ils arrivent à s’intégrer à une équipe, ils ne le regrettent pas.»

Le procès en béatification du Père Caffarel est engagé. Que retenez vous particulièrement de son message ?

«Que le couple est un chemin de sainteté. C'est-à-dire que les conjoints vont l’un par l’autre vers le Seigneur. Il est impensable qu’un conjoint développe sa vie spirituelle en stricte indépendance de son partenaire. Certes, le mariage n’est pas fusion. Chacune des personnes reste elle-même. Mais c’est en se donnant l’un à l’autre corps et âme que les conjoints vont vers Dieu. Comme Jésus s’est donné à l’Eglise, à son peuple.»
>Mgr Pierre Warin, évêque auxiliaire de Namur, évêque référendaire pour la pastorale du couple et de la famille en Belgique francophone (Belgique)
 
  >Ana et Vasco Varella, responsables de la Super Région Portugal-Angola-Mozambique-Afrique du Sud

Quelles sont vos attentes pour ce rassemblement ?
«Nous venons vivre l’unité, parmi la diversité des équipiers des END du monde entier, rassemblés tous ici à Lourdes.»
Quel est votre message pour les équipiers ?
«Continuez à témoigner de votre foi vivante !»
Quelle est la situation des END au sein de votre Super Région ?
«Nous sommes responsables d’environ 914 équipes, dont 100 en Afrique. Les 3 grandes caractéristiques sont :
1-Au Portugal, il y a beaucoup de jeunes couples, qui viennent notamment du mouvement des END Jeunes
2- Après le rassemblement international des END à  St Jacques de Compostelle en 2OO0, et la célébration en 2005 des 5O ans du mouvement au Portugal, le mouvement a connu un nouveau souffle, avec plus d’engagement de la part des équipiers et une plus large diffusion et visibilité pour la société.
3- L’Afrique est un défi, une terre de mission. Nous travaillons très fort sur 2 fronts : préparer la documentation pour la formation et la formation en elle-même.»
>Ana and Vasco Varella

 

>Père  Manoel Vianna Correa Neto, père brésilien, conseiller spirituel de 2 équipes à Sao Paulo, depuis 10 ans

Quelle est votre attente pour ce rassemblement ?
« J’espère que cette rencontre internationale va révéler l’importance d’être une communauté vivante et apostolique.»

En tant que prêtre, comment voyez-vous le mouvement?
«Pour le prêtre qui s’engage au sein du mouvement, il y a une véritable interaction entre les couples équipiers et le conseiller spirituel, ce qui permet à chacun à grandir dans la foi.»

Quel est votre message pour tous les participants ?
«Que Marie soit notre guide pour cette rencontre internationale.»

>Père  Manoel Vianna Correa Neto
et Ana et Virgilio (Brésil)
 

>Paddy et Martine Donaghy, Dublin 4, IRLANDE, 36 années d'équipe.

Quelle est votre impression générale sur le Rassemblement ?

Paddy : «D’abord je dois dire que c’est très bien organisé. Très émouvant. Nous avons fait un Chemin de Croix fantastique.
Martine : «Je partage la même impression que Paddy en ce qui concerne l’organisation ; et je souhaite que les couples puissent réaliser leurs espérances  à partir de ce rassemblement.  Nous sommes différents mais nous tellement en commun avec les équipes.»

Que dire du DSA ?
Paddy : «Nous pensons que le DSA est une forme de prière. Passer du temps ensemble est important pour le couple, mais aussi pour la famille. Même après 36 années dans les équipes nous avons parfois du mal à le faire.
Martine : «Je demande toujours à mes enfants de me donner un peu de « leur temps » comme cadeau d’anniversaire.»

>Paddy et Martine Donaghy
 

>Paco et Maru Nemesio Gonzalez, responsables de la Zone Euroafrique

Quel est votre message pour tous les équipiers ?
«Que tous découvrent le valeur de l’oraison; et que nous pouvons être capables de vivre la radicalité de l’Evangile. Et aussi que le plus important, c’est continuer à s’aimer. S’il y a de l’amour, le reste arrivera.»

Quelle est la situation actuelle de la zone d’Euroafrique ?
«C’est une zone très grande, avec presque 3000 équipes et trois realités si différentes :
D’une part, les super régions de l’Italie, l’Espagne et Portugal, avec un contexte relativement identique
Syrie, avec 45-50 équipes, au millieu du monde arabe
Et l’Afrique francophone, qui comprend plus de 20 pays.
Et le défi le plus important c’est de pratiquer l’entraide entre les équipiers de ces réalités. Pas seulement dans l’économie, mais dans la formation, la prière et le support personnel.»

 

>Ruth et Steuart EVANS, couple coordinateur de la Super région Océanie (Australie)

L’Australie, c’est loin ! Pourquoi êtes-vous venus à Lourdes ?


«Nous sommes venus au rassemblement car nos expériences précédentes du Mouvement international à Saint Jacques de Compostelle et Rome ont été de l’occasion d’une merveilleuse expérience de renouveau et de croissance spirituelle pour notre couple. Nous avons également beaucoup de plaisir à rencontrer de vieux amis du monde entier et nous faire de nouvelles amitiés avec des personnes qui partagent les mêmes valeurs que nous.»  

En quoi a consisté votre rôle de coordinateur pour le rassemblement pour votre Super région?

«Nous avions à coordonner les inscriptions de la super région Océanie, tâche qui avait été déjà, en amont, bien préparée ! Cependant, comme souvent au sein des Equipes, cette mission a été rendue agréable grâce à la collaboration fraternelle que nous avons établie avec les inscrits de la région et les organisateurs en France.»

>Ruth et Steuart EVANS (Australie)

 

>Rosa Maria López, responsable de la Superregión de España

Quelles étaient vos attentes pour ce rassemblement ?
«On n’a encore fini, mais je cherchais le souffle du Saint Spirit, pour rencontrer notre chemin. On cherchait à se sentir unis à la recherche du Seigneur. Et on travaille sur ça

Quel est votre message pour tous les équipiers ?
«Il faut travailler avec beaucoup d’enthousiasme. Il y a beaucoup de choses à faire. La famille a besoin de nous, et les END sont très porteuses

Quelle est la situation actuelle des END dans la Super region de l’Espagne ?
«La Super région de l’Espagne est en train de grandir. On veut renouveller les équipes. Nous sommes très optimistes