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Les responsables internationaux
Interview
des
nouveaux responsables de l’Équipe Responsable Internationale,
Maria Carla et Carlo Volpini
En tant que nouveaux
responsables internationaux, quels sont vos objectifs pour
le futur du mouvement ?
La ligne directrice est le résultat d’une discussion au niveau du
Collège et de l’ERI. Pour nous, un premier objectif fondamental
est la consolidation et le renforcement de l’internationalisation du mouvement.
Nous allons travailler pour faire mûrir l’esprit d’internationalité déjà présent,
tel qu’on a pu l’expérimenter lors du rassemblement de Lourdes
2006. |

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Cet esprit doit être cultivé à tous
les niveaux, pour
tendre véritablement à une communion d’intentions et à une
disponibilité d’écoute mutuelle, afin de dépasser
les différences naturelles de traditions et de cultures entre les pays.
Internationalité veut dire aussi ouvrir de « nouvelles frontières »,
notamment en faisant fructifier ce qui a été semé en Asie.
Et en matière spirituelle ?
Nous devons travailler à ce que notre foi soit toujours plus incarnée,
que le spirituel et le temporel se rejoignent toujours plus. Cela veut
dire qu’en plus de définir des thèmes de réflexion
et d’approfondissement, il faut les faire nôtres et les vivre
jusqu’au bout : rendre réelles les choses qu’on a
en tête. A tous les niveaux, il est nécessaire de travailler
non seulement sur de « grandes phrases », mais sur des aspects
concrets qui transforment un chemin culturel en un chemin de spiritualité et
de vie.
Vous voulez insister sur la relation…
Pour nous, la relation est le moyen de rendre vive notre foi, à l’intérieur
du couple, au sein de l’équipe et dans tous les services
du mouvement. C’est pourquoi nous allons rencontrer le plus grand
nombre possible d’équipiers partout dans le monde. Nous
voulons aussi stimuler le travail des équipes satellites pour
approfondir les méthodes et la pédagogie des END, ainsi
que pour faire fructifier au mieux toutes les richesses de réflexion
et les documents générés par le mouvement au cours
des précédentes années.
Dans quel sens les END doivent se développer pour répondre
aux besoins nouveaux de l’Eglise ?
Un problème croissant de l’Eglise, et donc des END, est
celle de la spiritualité des couples en difficulté et celle
des couples remariés. Accompagner fraternellement un groupe de
couples remariés, c’est un service que des équipiers
qui a déjà commencé à être rendu en
France et au Brésil. C’est un témoignage de l’esprit
d’accueil du mouvement. Les Equipes doivent s’ouvrir à ces
problématiques, sans perdre leur identité propre tournée
vers les couples mariés sacramentellement, et dans le respect
des orientations de l’Eglise.
Comment voyez vous le rapport entre les END et les autres mouvements
laïcs dans l’Eglise ?
Le mouvement des END s’adresse spécifiquement aux couples
et non pas seulement à la famille. En ce sens, il pourrait avoir
plus de place et de reconnaissance au sein de l’Eglise. Il faut
en effet faire comprendre que s’adresser au couple est essentiel
: une famille harmonieuse est basée sur un couple harmonieux.
Souvenons-nous toutefois que notre pédagogie est exigeante et
donc que le mouvement des END n’a pas vocation à être
un mouvement de masse. Enfin, il ne faut pas oublier qu’être équipier
END dépasse le seul engagement au sein de sa propre équipe
: le mouvement doit aussi nous former pour être des personnes actives
dans le monde et dans l’Eglise.
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