Toussaint

Version imprimable PDF version Partager sur Twitter Partager sur Facebook

L’intention de l’Eglise est d’honorer aujourd’hui tous les Saints ensemble.
Je les aime, je les invoque, je m’unis à eux, je joins ma voix aux leurs pour louer Celui qui les a faits saints. Que volontiers je m’écrie avec cette Eglise céleste :
Saint, Saint, Saint, à Dieu seul la gloire ! Que tout s’anéantisse devant lui !
Je vois des saints de tous les âges, de tous les tempéraments, de toutes les conditions : il n’y a donc ni âge, ni tempérament, ni condition qui excluent de la sainteté. Ils ont eu au dehors les mêmes obstacles, les mêmes combats que nous : ils ont eu au dedans les mêmes répugnances, les mêmes sensibilités, les mêmes tentations, les mêmes révoltes de la nature corrompue...
Ah ! que j’aime à voir les Saints faibles comme moi, toujours aux prises avec eux-mêmes ! ...
Ô grâce du Sauveur, vous éclatez partout, pour mieux montrer votre puissance, et pour ôter toute excuse à ceux qui vous résistent. Il n’y a ni habitude enracinée, ni tempérament violent ou fragile, ni croix accablante, ni prospérités empoisonnées qui puissent nous excuser si nous ne pratiquons pas l’Evangile.
Dirai-je avec le monde insensé : Je veux bien me sauver, mais je ne prétends pas être un saint ?
Ah ! qui peut opérer son salut sans la sainteté ?
Rien d’impur n’entrera au royaume des cieux ; aucune tache n’y peut entrer : si légère qu’elle puisse être, il faut qu’elle soit effacée, et que tout soit purifié jusque dans le fond par le feu vengeur de la justice divine, ou en ce monde, ou en l’autre.
O sainteté de mon Dieu, aux yeux duquel les astres mêmes ne sont pas assez purs !
O Dieu juste ! qui jugerez toutes nos justices imparfaites, mettez la vôtre au dedans de mes entrailles pour me rendre pur.

François Fénelon (1651-1715)